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30 décembre 2007

Billets Climatiques : avant propos

Le mois dernier, j'exposais mes craintes et mes interrogations autour du réchauffement climatique. Surpris par la nobélisation du GIEC, assez sceptique sur la sur-médiatisation d'un discours catastrophique, je décrivais durant trois billets mon sentiment "d'arrière-goût désagréable dans la bouche".
 
J'en ai assez de mes incertitudes et de mes doûtes sur la question. J'ai décidé de prendre le taureau par les cornes. Pour débuter l'année 2008, je vous propose donc une série de billets au contenu plus scientifique sur les bases du réchauffement climatique. Cette petite enquête part d'un scepticisme profond, ce qui ne peut qu'être de bonne augure, car je n'ai pas l'intention de faire de cadeaux à aucune tendance dans ce débat, aussi minoritaire que consensuelle soit-elle !
 
Si vous avez des questions, des remarques sur le réchauffement climatique qui pourraient faire l'objet d'un billet, n'hésitez pas à m'en faire part dans vos commentaires. Notez tout de même que mon analyse scientifique du RC reste limitée, je ne suis pas géophysicien. J'entends juste faire part de mes réflexions et de ma compréhension du phénomène, ainsi que de mes commentaires sur ce blog.
 
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29 décembre 2007

Bugaled Breizh : l'Ifremer contredit l'enquête

Saura-t-on un jour la vérité sur cette affaire ? Le Bugaled Breizh coulait avec son équipage le 15 janvier 2004, au large du Cap Lizard, dans une zone où des exercices militaires de l'OTAN étaient programmés.

Durant le procès, le BEA (Bureau Enquête Accidents) affirmait que le chalutier avait croché un banc de sable, entraînant sa perte. Cette explication, aux limites de jeter l'opprobe sur les marins disparus, avait laissé un goût amer.

L'Ifremer relance aujourd'hui l'affaire, en présentant un rapport, commandé par le BEA et bien reçu par ce dernier. Mais qui contredit totalement la thèse présentée en novembre 2006 ! Grâce à des simulations numériques, les scientifiques de l'Ifremer excluent la thèse de la croche sur le banc de sable.

Ce rapport vient s'ajouter à la déclaration d'un expert judiciaire, l'été dernier, considérant que seule la thèse de l'accroche avec un sous-marin pouvait expliquer le naufrage. Secret-défence ? 

 

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27 décembre 2007

Perdu de vue fauché

C'est curieux, parfois, la vie. Je viens d'apprendre qu'un ancien copain de l'association d'étudiants naturalistes que je fréquentais voici près de 5 ans, durant mes années rennaises, va passer en procès pour fauchage d'OGM. On est partis de la même "maison", le local de l'association. Seulement 5 ans après, lui fait partie des faucheurs. Moi, je fauche les  faux arguments et les idées reçues sur les OGM.
 
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26 décembre 2007

Et si on allait chez le marchant de journaux ?

8cc1403e255af4d0c669cc76a47743bb.jpgComme la plupart des gens, je vais fréquemment chez mon marchant de journaux (oui c’est pas bien, le papier, l’encre, tout ça … Oh et puis non, j’avais juste envie de la faire cette remarque à deux francs ;-) ). Pour faire mon choix, j'ai une méthode tout à fait personnelle, un peu dilettante ... Mais avant cela passons en revue les principaux journaux :

Science et Vie est la seule exception à la règle. Je ne l’achète plus depuis quelques années en raison du côté « sensationnel » de ses articles. Parfois, je m’imagine que le lecteur de S&V vit un peu dans un monde formidable où sont régulièrement totalement remis en cause le Big Bang, la Génétique, la Relativité, le tout saupoudré d’annonces catastrophiques sur le Global Warming et la prochaine destruction totale de la planète. De quoi hurler « By Jove ! » rien qu’en lisant la couverture du magazine chez son marchand de journaux. Peut-être que le fait de bosser dans les sciences fait que je suis plus sensible aux boulettes des journalistes de S&V. Peut-être aussi que les abus d’une sorte de « science marketing » me saoûlent. Au moins peut-on dire qu’ils appliquent à la lettre la fameuse phrase du physicien Feyman : « Physics is like sex: sure, it may give some practical results, but that's not why we do it ». Si la science peut faire « bander », ça serait donc vendeur !

 

J’ai un faible pour le concurrent Science et Avenir, il est vrai, qui arrive à faire des articles pas trop complexes à suivre tout en restant encore assez objectif. Il y a tout de même un effort de vulgarisation plus intéressant que S&V. Je n’ai pas été déçu par la formule actuelle, et des vieux numéros que j’ai pu consulter, j’ai le sentiment que l’état d’esprit est resté le même. Un bon point, mais n’oublions pas que S&A n’est pas un magazine très approfondi par contre, ce n’est pas son but, il faut aussi (et toujours) se diriger sur d’autres lectures complémentaires.

A commencer par La Recherche, un magazine qui a l’avantage de faire un cahier « actualités » agréable à lire, découpé en domaines scientifiques et donnant souvent envie d’en savoir plus. Son équivalent serait pour moi Pour La Science, l’édition française de l’American Scientist. Les dossiers thématiques sont plus pointus, c’est vrai. Mais on peut y trouver des points de vue complets, rédigés par des auteurs scientifiques, sans être pour autant consensuels avec les effets de mode du moment. L’article niant l’effet majeur du RC sur la fonte des neiges du Kilimandjaro, paru en décembre, en est un bon exemple.

Mon conseil serait donc le suivant : ne vous contentez pas d’un magazine papier. Allez chez le marchant de journaux, consultez rapidement S&A, La Recherche, PLS. Laissez vos yeux se balader sur les pages de papier glacé, et quand plusieurs sujets accrochent votre attention, laissez votre intuition guider votre achat. C’est bien plus agréable que de prêcher pour une revue en particulier, et vous permettra de passer régulièrement d’une ligne éditoriale à l’autre !

Bien sûr, le lecteur souhaitant explorer un domaine scientifique particulier recherchera des revues spécialisées, comme Biofutur, magazine typiquement réservé à un lectorat initié. Certains, ne souhaitant pas attendre le mois prochain dans l’espoir que leur centre d’intérêt soit couvert par la presse papier, chercheront des compléments d’information sur Internet. Problème, le Net contient le pire comme le meilleur. Trier les différents sites existants prendrait un temps considérable, plusieurs billets même. Pour ma part j’utilise mes liens en bas à gauche du blog. Les lecteurs réguliers de mon blog savent déjà que j’en consulte certains plus que d’autres ;) . Certains ont des flux RSS, très pratique. Grâce à un navigateur comme FireFox, il est alors possible de se faire des onglets dynamiques, et sa propre tribune presse sur son écran d’ordinateur. On n'arrête pas le progrès !

24 décembre 2007

Brève de Noël (2)

L'écologie, comme toutes les utopies sociales, est une religion. Une religion sans dieu, mais une religion n'a pas forcément besoin d'un dieu. La foi suffit. Et aussi le dogme.

François Cavanna, La belle fille sur le tas d'ordures (1991)

23 décembre 2007

Brève de Noël (1)

Comme les fêtes sont aussi une période de repos, mes billets à venir seront particulièrement courts dans les jours à venir ! Mais qu'importe la longueur, du moment que le message soit lu ? Voici donc la citation de cette brève de Noël, qui vaut son pesant de cacahuettes :
 
" Si on n'annonce pas de désastre, personne n'écoutera "
Sir John Houghton, premier président du GIEC
 

21 décembre 2007

Coton OGM en Inde : quel bilan ?

 

L’Inde est l’un des pays-tests majeurs en matière de cultures OGM. Le coton Bt (résistant aux insectes ravageurs) y fait l’objet d’une controverse internationale.

Souvenez-vous : il y a quelques années, en 2002, le bilan du coton OGM en Inde était particulièrement mauvais selon les premiers retours collectés sur le terrain [1]. Certains allaient même jusqu’à lier les suicides d’agriculteurs directement aux cultures d’OGM, mise en relation particulièrement réductrice puisque ces actes tragiques ont des raisons agro-économiques multifactorielles complexes que la technologie du coton Bt « Bollgard » ne peut pas justifier à elle toute seule. Les leçons socio-économiques de l’agriculture dans la région indienne de Warangal ne concernent pas la question scientifique des OGM mais touche des problèmes sociologiques, économiques et politiques.

Le dernier rapport sur l’impact du coton OGM en Inde montre qu’après l’échec partiel de 2002 (certaines régions s’en sortirent mieux que d’autres), le bilan devient plus positif : certains États indiens enregistrent de meilleurs rendements (32% supérieur), et les agriculteurs ont de meilleurs revenus nets (146% supérieur). Bon point pour l’environnement : les traitements insecticides auraient été réduits de 12 à 9 par an [3].

Ces dernières données montrent que la situation indienne, complexe et difficilement extrapolable hors de son contexte, connaît une amélioration sur la question du coton OGM. Je n’ai pour ma part consulté qu’une fraction de ce nouveau rapport, libre à chacun de creuser d’autres évolutions, sur le plan des décideurs et de la politique agricole indienne, par exemple.

 

[1] Le rapport est téléchargeable à l’adresse suivante : cliquer ici

 

[2] Pour plus d’informations sur la question, lire l’analyse de V.M. Sudha

http://mpra.ub.uni-muenchen.de/1633/1/MPRA_paper_1633.pdf

 

[3] http://www.cess.ac.in/cesshome/cessmonograph3.pdf

20 décembre 2007

Si tu veux des agrocarburants, adopte les OGM

Produire des agrocarburants pourrait bien passer par des cultures de colza OGM. Telle est l'une des propositions d'un groupe de chercheurs canadiens, ayant travaillé sur l'amélioration génétique du colza Brassica napus.

En sur-exprimant le gène de l'hydroxystéroïde déshydrogénase, les biologistes sont parvenus à produire des plants d'une plus grande taille et d'une tige plus épaisse, donnant ainsi plus de fleurs et donc de graines. Résultat : la teneur en huiles végétales est augmentée de 23 % par rapport aux témoins. De plus, ces plantes transgéniques sont plus résistantes à la salinité du sol et aux hausses de température.

Les agrocarburants posent de nombreux problèmes quant à leur mise en oeuvre : d'une part, de grandes surfaces agricoles devront y être consacrées pour obtenir des rendements conséquents, et d'autre part, ils nécessiteront une agriculture gourmande en engrais et pesticides. De plus, le développement de palmiers à huile, par exemple, pose des problèmes de déforestation dans les pays tropicaux. C'est pourquoi de nombreux écologues refusent d'appeler ces carburants verts "biocarburants".

Si l'on veut obtenir de forts rendements avec du colza producteur d'huile pour carburants, il faudra donc certainement soit sélectionner de nouvelles variétés (travail à moyen terme), soit créer des OGM (travail à plus court terme) ! Mais il n'y aura jamais d'agriculture biologique - voire même raisonnée ou durable - des agrocarburants.

Sources :

http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/52340.htm

19 décembre 2007

Les eco-donneurs de leçons

Aujourd'hui sur le site Internet F.S., un des journalistes éditoriaux joue le rôle de donneur de leçons, en se basant sur un sondage de l' IFEN. Les résultats de ce sondage montrent que 34% des français sont intéressés par les produits issus de l'Agriculture Biologique ou les ampoules basse consommation. De plus, 72% des français interrogés considèrent que la vie moderne nuit à l'environnement, et près d'un tiers que les efforts doivent être faits par tous (cela ne sert à rien de faire des efforts si les autres n'en font pas). C'est là, pour ce journaliste, tout le paradoxe des français qu'il accuse vertement d'immobilisme et "d'égoïsme écologique".

Ce journaliste nous ressert au passage les mêmes tirades habituelles sur les produits high-tech à forte consommation énergétique, les veilles d'appareil électrique ou encore les gadgets électroniques à la mode. Des chiffres de puissance électrique accompagnent ses arguments, les noyant dans des données réchauffées d'année
en année par la presse et les sites écologistes sans que la plupart des lecteurs n'en comprennent véritablement l'implication directe sur leur consommation électrique. Si les français ne souhaitent pas agir sans que les autres ne le fassent, pourquoi ne pas passer à l'action globale, au niveau national, et proposer des mesures sur les "fuites énergétiques", comme déjà évoquées au Grenelle de l'Environnement ? Plus un mot là-dessus, bien entendu. Le Grenelle est déjà oublié dans ses grandes lignes, seul le gel des OGM est resté d'actualité, en référence à la vague de froid qui sévit actuellement sur le pays, peut-être.

Pire encore, la mauvaise foi journalistique n'a plus de limites en ce qui concerne l'agriculture. Non content de reprocher aux français de ne pas souscrire au "Bio", le journaliste continue en tournant au ridicule agro-alimentaire et industrie pharmaceutique. L'argument ? Si la "mal-bouffe" est aussi mauvaise, c'est qu'elle doit être issue d'une usine
pharnaceutique ! Autrement dit : le secteur pharmaceutique ne sait rien faire d'autre que de la "mal-bouffe" médicamenteuse. Les intéressés apprécieront.

Face à la "mal-bouffe", cet éditorial ne voit qu'une seule bouée de sauvetage, le Bio, que le journaliste appelle entre les lignes de tout son cœur. Qu'ils sont donc laids, ces français qui refusent le Bio ! Car dans cet éditorial, quid de l'agriculture durable ou raisonnée ? Rien, si ce n'est une éternelle vision manichéenne de l'agro-alimentaire, entre les méchants "Tricatel" et les gentils "Bio", pour reprendre en partie le film "L' Aile ou la Cuisse".

Est-ce donc ainsi que l'on provoquera une réelle prise de conscience du français moyen, plus soucieux (et à forte raison) de sa situation socio-économique que de son engagement écologique ? Non. L'argumentaire tourne au mépris le citoyen, qui n'adopterait pas le point de vue de l'auteur. Et pour cause, à plusieurs reprises, cet éditorial s'inscrit, entre
les lignes, dans une interprétation militante et politisée de ce sondage !

Par pitié, messieurs les "donneurs de leçon écologiques", cessez donc cette mascarade, qui jour après jour, nuit à l'écologie, et revenez à plus d'objectivité dans vos articles !

18 décembre 2007

Problèmes de connexion Internet

Bonjour à tous,

J'ai actuellement des problèmes d'accès à l'Internet, qui m'empêchent de mettre à jour régulièrement ce blog. J'espère que la situation se rétablira prochainement !

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