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04 février 2008

OGM : un délit de destruction de champs instauré en commission au Sénat

cf624f0502f0befaf9058439f1ee25b5.jpgPARIS (AFP) - Un "délit de destruction de champs" a été introduit par la commission des Affaires économiques du Sénat dans le projet de loi sur les OGM, examiné en séance publique au palais du Luxembourg à partir du 5 février, a annoncé mardi le sénateur UMP Jean Bizet, rapporteur de ce texte.

Au cours d'une conférence de presse, M. Bizet a présenté l'instauration de ce délit, passible de 2 ans de prison et 75.000 euros d'amende, comme la "contrepartie" de l'obligation de transparence, fixée par le projet de loi "au niveau de la parcelle".

Le délit de fauchage sera aggravé lorsque la destruction portera sur un essai de recherche, la peine pouvant être portée à 3 ans de prison et 150.000 euros d'amende.

Commentaires

Mais s'ils arrêtent Bové, ils le libèreront quand même...

Ecrit par : stéphane | 04 février 2008

Ouaip y'a des chances, sauf s'ils veulent marquer le coup en condamnant les faucheurs, et en répondant du même coup à la désobéissance civique que pronent maintenant les agriculteurs du sud-ouest les plus déterminés à planter du Mon 810. Ce serait un message d'intransigence de la justice : la Loi pour tous !

Ecrit par : Fulmar | 04 février 2008

Bonjour " Fulmar " ( la composition de votre pseudo serait intéressante à connaitre .... !! )

Superbe " à propos ", je ne voyais pas de différences entre " écologues " et écologistes ", mais aprés la lecture de votre crédo, je comprends mieux. C'est d'ailleurs une des raisons qui m'a toujours fait douter des écologistes purs et durs , leur façon de regarder la vie et la création en général avec des oeillères et souvent des boules Quiès dans les oreilles....

Je commence à me faire vieux ( 73 bougies ) et de plus en plus je pense que l'on ne peut pas revenir en arrière : on peut ausculter l' HISTOIRE depuis des millénaires, jamais les hommes ne sont revenus en arrière.....

Je fais partie des gens qui ont vécu leur enfance et leur jeunesse dans un milieu ou l'on vivait presque en autarcie nourricière, et l'on faisait tout à la main, et sans aucuns engrais chimiques.... J'ai encore le gout dans la bouche des petits pois nouveaux et des prunes Reine-Claude juteuses et sucrées cueillies sur l'arbre, mais tout cela demandait un travail énorme, de tous les membres de la famille, et je ne vois pas aujourd'hui qui aurait le courage de recommencer cette façon de vivre aprés avoir gouté la facilité du rayon légumes des supermarchés ....?

Un peu de distractions aprés ces considérations hautement intellectuelles et philosophiques, un petit diapo personnel : http://www.chez.com/dubost/Retour%20Becassine%204%20Web.htm

Bonne fin de semaine

Ecrit par : maudub | 06 février 2008

j'ai bien l'impression finalement que ça va être la désobéissance "civique" de tout le monde... Il n'y a plus d'autorité nulle-part.

Ecrit par : stéphane | 06 février 2008

J'aimerais quand même savoir si les parcelles d'expérimentation sont vraiment isolées avec des garanties de ne rien transmettre à d'autres champs cultivés...
Et je ne suis pas d'accord avec le commentaire de maudub : je connais plein de petits producteurs qui reviennent en arrière : ceux auprès desquels je me sers au marché.

Ecrit par : Rosa | 07 février 2008

Typiquement une parcelle expérimentale est entourée de parcelles "tampons" pour également pouvoir mesurer la dispersion génétique (via débris, pollen, etc).

Ecrit par : Fulmar | 07 février 2008

@ Maudub, merci pour votre commentaire sur mon "A propos", c'est exactement ce message que je voulais faire passer ! "Fulmar" est le nom d'un oiseau marin; le fait qu'il crache un liquide corrosif sur ses agresseurs peut être interprété et extrapolé de différentes manières sur ma personne et ma démarche blog ! Peut-être que certaines bêtises véhiculées en environnement me font trop monter la bile au point de vouloir les critiquer fermement sur mon blog ;) , et l'avatar ornithologique que je me suis trouvé est un moyen d'encrer ceci dans une métaphore naturaliste.

Pour le goût à l'ancienne, je ne suis pas entièrement convaincu par ces souvenirs en somme assez proustien (et de la fameuse madeleine). L'agriculture est bâtie sur 10.000 ans d'avancées, de tâtonnements, d'essais empiriques. Depuis 30 minuscules années, nous sommes capables d'agir avec une précision extra-ordinaire sur les cultures, leur suivi, la production végétale, animale. Je crois que l'on ne se rend pas assez compte du formidable progrès que celà représente. Revenir en arrière reviendrait à quoi ? Récolter dans des champs ravagés par les parasites ? Condamner le monde paysan à une production aléatoire comme le "désastre" du vin bio cette année ? Redevenir les proies d'une agriculture soumise aux caprices d'une nature hostile (puisque l'agriculture est depuis 10.000 ans une contradiction et un forçage anthropique de la nature !) ? Non, soyons sérieux, l'avenir n'est ni au Bio, ni à l'intensif, mais à l'agriculture raisonnée, scientifique et écologue, capable d'utiliser le meilleur parti de toute stratégie dans un souci de développement durable et de respect de l'environnement.

Cessons de nous laisser berner par l'argument fallacieux de bon goût d'autrefois ! Cessons de vivre dans une vision (dé)passée du monde agricole, et regardons objectivement les immenses défis que doit relever l'agriculture, et les armes que notre science agronomique (d'excellence) est capable de nous fournir pour les relever.

Ecrit par : Fulmar | 08 février 2008

Je ne suis pas d'accord avec toi.
Moi je fais partie des gens "ouverts" qui admettent qu'on fasse des expérimentations sur les OGM.
MAIS, j'aimerais pouvoir encore trouvé pour mon modeste jardin des graines anciennes pour cultiver ce que j'ai envie de cultiver. Que dirait-on si on faisait, sous-prétexte de progrès, table rase du passé à chaque innovation ?
D'ailleurs les promoteurs d'OGM pourraient avoir une bonne opération de communication à faire en soutenant les grainetiers anciens, un genre de mécénat par exemple.
Leur image dans l'opinion publique changerait peut-être.

Ecrit par : Rosa | 08 février 2008

Rosa : on est d'accord sur ce point. Il y a clairement un problème politico-économique en parallèle qui bloque au niveau des semences; c'est l'exemple de l'affaire Kokopelli

Ecrit par : Fulmar | 08 février 2008

Bonjour Fulmar, merci pour l'explication du pseudo !! La réaction " glavioteuse " de cet oiseau ressemble assez aux échanges verbaux des partisans actuels de certaines théories agricoles parfois farfelues...!! Elle peut aussi traduire l'énorme difficulté qu'ont les hommes à s'expliquer et à se comprendre....!!

Quand je parle du bon gout des fruits et légumes d'autrefois ( ! ), c'est évidemment par nostalgie, mais aussi par comparaison avec les fruits que l'on trouve actuellement sur les étals... Avec des prunes Reine-Claude composées de pulpe et de sucre, il est facile de faire de bonnes confitures... Avec des prunes Reine-Claude gonflées à 90 % d'eau, c'est presque impossible ... !!


J'habite le Sud-Ouest ( pas loin du Pays de Cocagne )depuis une dizaine d'années et je fais beaucoup de ballades à pied, je vois partout des paysans qui travaillent dur, des fois le dimanche quand c'est nécessaire, pour nous assurer d'avoir tous les jours dans nos assiettes de la viande, des légumes, du pain, du vin, et je leur tire mon chapeau ( dans le SO, 70.000 agriculteurs nourrissent 3.000.000 de personnes ), il ne faudrait pas les décourager et encore plus les éliminer petit à petit, comme on le fait actuellement....

Je félicite Rosa pour sa recherche de graines anciennes, " dans mon temps "..... , nous n'achetions aucunes graines, tous les ans on récupérait les graines, semences, pépins, et autres, nécessaires pour la reproduction de l'année d'aprés... ( nous n'avions dailleurs pas les moyens d'acheter des graines ... ! ) Etre " ouvert " siginifie , à mon humble avis, avoir les yeux ouverts sur l'évolution des mentalités de la majorité des habitants d'un pays, je ne vois vraiment pas mes enfants et mes petits-enfants, bardés de diplomes, se remettre à gratter la terre et semer des haricots, les biner, les butter, les récolter, les mettre en conserve ou les faire sécher.... ?

J'habite une petite ville du Sud-Ouest, comme je l'ai dit, ou l'on peut tout faire pousser, quand je suis arrivé ici, je me suis empressé de planter des arbres fruitiers, cerisiers, pêcher, abricotier, pruniers, et aussi framboisiers, groseillers, cassissiers, fraisiers, et deux pieds de vigne en espalier contre les murs.... Mais je fais office de " curiosité anachronique" dans la mode ambiante qui est de semer du gazon anglais, de planter des arbustes à fleurs ou exotiques, et faire des parterres fleuris....

Vous invite à faire une petite ballade : www.tarn-rando.com

BOn dimanche à tous

Ecrit par : maudub | 09 février 2008

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