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30 juillet 2008

Coup de projecteur

A la une de HautetFort cette semaine, avec Rosa !
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 Prochains billets à venir d'ici peu, bien entendu !
 

29 juillet 2008

Chasse au gibier d'eau : le nouveau rôle du MNHN

Après d'âpres négociations, les dates d'ouverture de la chasse au gibier d'eau ont été adoptées. Les signatures des fédérations de chasse, des acteurs environnementaux et de l'Etat ne se limitent pas, cette année, à un rendez-vous annuel dans le calendrier de l'actualité environnementale. Non, cet accord 2008 innove, en conciliant autour d'un dialogue constructif les différents acteurs, tout d'abord, et en apportant une sortie à l'éternel débat de chiffres.

Mais avant toute chose, revenons sur l'actualité. La chasse de 24 espèces d'oiseaux d'eau est ouverte dans les zones humides hors littoral dès le 21 août 2008. L'ouverture anticipée d'août sur les parties du domaine maritime est inchangée (5 août). Les dates d'ouverture de chasse au gibier d'eau de septembre sont toutes regroupées en une date unique: le 15 septembre. Le Vanneau huppé, quant à lui, ne sera chassable qu'à partir du 15 octobre, partout en France. Enfin, un moratoire de 5 ans est mis en place pour trois oiseaux: la Barge à queue noire, qui fait l'objet de programme de sauvegarde en Europe, le Courlis cendré, et l'Eider à duvet.

vanvan011219_1w.JPGLa plus grande innovation reste cependant la création d'un groupe d'experts placé sous l'égide du Muséum national d'Histoire naturelle (MNHN), qui centralisera les données concernant les populations d'oiseaux. Cette décision enterre cependant l'Observatoire de la faune sauvage. Mais peut-être pourrons-nous enfin oublier les batailles de chiffres lors des confrontations d'études réalisées par les associations natures et les fédérations de chasses ! Cela me rappele une anecdote très révélatrice, alors que je m'investissais dans le suivi des populations d'oiseaux en Ile-et-Vilaine. Sur l'étang concerné, les bénévoles d'une association nature recensaient aucun Vanneau huppé, tandis que les chasseurs en comptaient ... Une centaine ! Pourquoi une telle différence ? Tout simplement parce que les chasseurs comptaient les oiseaux posés sur les champs juxtant le site naturel, et les bénévoles non. Une différence de protocole de taille, qui trouvait une justification à chaque fois (bien que je penchais pour l'avis des chasseurs). Après tout, un Vanneau posé dans le champ pouvait s'y nourrir et retourner à l'étang, 20 mètres plus loin. Mais d'un autre point de vue, comment savoir si ce vanneau fréquentait véritablement l'étang et n'était pas juste de passage ?

Si le MNHN apporte des solutions de protocole et d'évaluation des données rapportées, il jouera un rôle d'arbitre indispensable, et terminera ainsi la polémique stérile autour des chiffres. Espérons que cette décision de l'Etat apportera ce bénéfice au suivi des populations d'oiseaux d'eau.

Cet accord a été par ailleurs souligné comme encourageant par les fédérations de chasse comme les mouvements de protection de la nature. Son Président, Jérôme Bignon, député UMP de la Somme, le juge comme une issue de sortie salutaire du débat manichéen des années précédentes ! Dommage que le groupe Chasse Pêche Nature Traditions (CPNT) rejette en bloc cet accord, et appelle à manifester contre. Refuser cette main tendue, est-ce la réaction à adopter pour une stratégie durable de la chasse en France ?

 

27 juillet 2008

Mouloud passe au vert

Dernièrement, j'ai pu découvrir le documentaire estival du chroniqueur Mouloud, sur Canal+. Loin de son format court habituel, ce reportage de 51 minutes permet au journaliste de s'intéresser bien plus en détails au monde de l'écologie militante.
 
Encore un reportage sur l'écologie "politiquement correct", soupirez-vous ? Surtout venant de Canal+ et de son fameux reportage censuré sur les OGM (une enquête qui, profitant d'une rumeur sur sa fausse censure, fit énormément de buzz voila quelques mois. Sauf que ce reportage, en plus d'être subjectif et scientifiquement incorrect, avait bel et bien été diffusé sur la chaîne privée). C'est donc avec réticences que j'ai visionné le reportage (http://www.canalplus.fr/c-humour/pid2053-c-encore-de-rire...). Surtout que le document est en section "humour" du site de canal+ !
 
Mais il n'y a aucune mauvaise blague dans cette vidéo (quoique ... ;) ). Mouloud démarre d'emblée par une manifestation anti-OGM. Durant ce rendez-vous militant, il s'interroge sur les mouvements verts et part du constat qu'il ne connaît ni le milieu ni son sujet. Il a donc 51 minutes pour se forger son opinion et faire son tour d'horizon.
 
Pour l'aider, Mouloud est encadré par un coach, le directeur de la société AlterEco. Après l'inévitable "bilan carbone" dont on n'aura de cesse de discuter de l'intérêt, tant le nombre de tests statistiques de ce genre circulent sur le net et créent un sentiment de culpabilité plus que de prise de conscience (voir le reportage pour bien appréhender ceci), le reportage enchaîne plusieurs rencontres.
 
Première visite : un magasin bio. La rencontre est assez parlante : les produits sont chers, et la militante reconnaît très vite que la quasi-totalité de son budget passe dans l'alimentation bio (hors frais immobilier et autres factures, vous l'aurez compris). Un aveu qui fait relativiser son discours sur la qualité du bio. De qualité, peut-être, mais hors de prix. Et ses arguments "tout le monde vient dans la coopérative" ne fait pas longtemps le poids aux yeux de la caméra. Première leçon donc, on ne se nourrit pas bio, on vit pour le mouvement bio. Ou alors on est riche ! 
 
Nouvelle visite de Mouloud. Cette fois-ci un crudivore, qui souligne très vite que son choix est strictement personnel et n'a rien d'écologique au fond. La preuve ? Les déchets végétaux balancés directement dans ... La rivière en contre-bas. Même pas compostés ! Et toute cette matière organique contribuera joyeusement à l'eutrophisation du milieu. Ecologique, le cru ? Hum, sûrement pas comme ça !
 
Passons ensuite au mouvement décroissant, après une petite aventure plutôt amusante chez MacDo qui fait de l'écolo-business. A voir d'ailleurs ! Quand l'écologisme devient un argument marketing de poids, le libéralisme économique a pleinement compris l'intérêt et s'engoufre dans le "marché vert". Mais l'écologisme rime déjà depuis longtemps avec capitalisme. Ne soyons pas dupes ! Aussi pour rééquilibrer la balance, Mouloud songe à aller visiter un "théoricien de la Décroissance". Une personne assez fanatique, qui bien entendu discute confortablement établie dans une maison cossue. La confiance n'y est pas. Surtout lorsque l'on comprend aisément le programme dressé en quelques lignes par ce théoricien. Les produits et besoins vitaux ? Gratuits. Le superflu ? Sur-taxé ou simplement interdit. Inutile de se dire que beaucoup de biens seraient classés en "nuisibles". Loisirs, culture, confort ... Décroissance, sur tous les plans, bien entendu.
 
La visite dans l'établissement scolaire sauve les meubles, en quelque sorte. Contre l'idée de culpabiliser nos petites têtes blondes en leur parlant d'écologie, cette école primaire propose de juste les initier à des travaux pratiques amusants et ludiques, sur des idées assez simples et ne véhiculant aucun discours radical. Pas de quoi fouetter un chat jusqu'au passage sur les CM2, qui organisent des ateliers "AG". Leur suggestion : créer un "bus pédestre" dans leur village. Traduction de Mouloud, très juste, on appelle ça "aller quelque part" ! Car c'est le problème de ces dénominations pédantes, ampoulées, cherchant à appeler un chat un "Félidé commensal" , et qui n'apporte rien de novateur au débat. Comme la rencontre avec la municipalité le montrera, ce n'est pas parce que ça "sonne bien" que c'est intelligent. Toute une partie de la communication écologiste s'en retrouve écornée au passage de cette anecdote.
 
Enfin, le dernier fait marquant de ce reportage (désolé, je passe sur NKM au Ministère ! Sans intérêt) concerne la communauté écolo en Belgique. Passons sur les estimations approximatives du chef du village en matière de climatologie, et concentrons-nous sur le principal message à tirer de ce genre de mouvements ainsi mis en lumière dans cette fin de reportage : il s'agit là non plus d'écologie mais de choix sociologique. Que le modèle de vie suive des techniques "éco" n'est plus que secondaire, et il est important de bien regarder cette dernière partie, de cet oeil critique. La communauté elle-même s'auto-limite à 40 membres. Essayez de créer autant de communautés aussi réduites pour les 70 millions de français ! Ce n'est pas du tout envisageable, et ne répond qu'à un choix personnel des membres de ces communautés. Aussi de tels modèles ne sont pas transposables à un changement de l'urbanisation ou de l'aménagement du territoire. Que le système fonctionne est une excellente nouvelle, mais que pour les intéressés. Et cela m'évoque les ateliers des Utopiales de Nantes (2007), où la recherche d'urbanisme futuriste et la description du Nantes de demain faisait la part belle à un monde vert ... Sans trop d'hommes. Que fait-on du surplus restant ? Certaines associations, comme Souris Verte, ont déjà la solution, en signant "6 milliards d'étrangers sur Terre". L'enfer est pavé de bonnes intentions. 
 
 

13 juillet 2008

La France est scientiste

Invité samedi après-midi sur Europe 1, Jean-Marie Pelt n'a pas manqué de rapporter quelques découvertes "para-botaniques" sur l'influence de la musique sur les plantes, donnant des résultats "plus surprenant que les OGM" selon ses propos. Démarrant son exposé avec le physicien-chanteur Joël Sternheimer (alias "Evariste"), qui a déposé un brevet sur l'influence de la musique lors de la biosynthèse des protéines, Pelt enchaîne rapidement avec ses propres découvertes sur le sujet. Contrairement à ce que l'on aurait pu penser grâce à différents travaux pseudo-scientifiques égrainés ici et là (et notamment dans son ouvrage "Le langage secret des Plantes", le hard-rock ne semble pas perturber la croissance des plantes. Bien au contraire, à y choisir entre Mozart ou Van Halen, les végétaux n'y voit que du feu.
 
Et Pelt de rappeler que tous ces merveilleux résultats n'ont bien entendu pas bonne presse en France "scientiste". Il est certain que, pour cet écologiste membre de l'Université interdisciplinaire de Paris (ne vous y méprenez pas, il s'agit d'une association à tendance créationniste et non d'un institut officiel), le rationalisme ne peut que lui apparaître que comme une odieuse insulte à cette nature qui lui murmure à l'oreille ses langages secrets et mystiques ...

08 juillet 2008

Retour dans les montagnes

Une chose est certaine, mon article précédent était beaucoup trop rapide. Pour ne pas dire bâclé ! C’est pourquoi, à l’appel de l’Astre Noir, il me fallait vous emmener en vacances sur nos chères montagnes, et reprendre l’examen de ce gros titre de journal : le réchauffement climatique influence-t-il les plantes alpines ?

Me procurant l’article paru dans Science (Lenoir et al., Science, Vol. 320, p. 1768-1770), je vous propose une lecture critique de l’étude, et de vous expliquer quels résultats de ce papier ont retenu mon attention. L’occasion également de corriger au passage Le Monde et quelques inexactitudes journalistiques !

Quel est l’objet de cette étude ?

Le travail réalisé par Lenoir et col. porte sur des espèces issues de communautés végétales allant de la plaine jusqu’à l’étage subalpin, c’est-à-dire dans un langage plus vulgarisateur de plantes rencontrées en-dessous de 2600 mètres. Parmi les différentes sites suivis, tous concernent les montagnes de l’Europe de l’Ouest (Pyrénées, Massif Central, Vosges, Jura, Alpes occidentales …).

Les données sont divisées en deux sous-ensembles. L’un couvrant 80 ans d’herborisation (observation et récolte de plantes par des botanistes, amateurs ou savants) – 1905-1985. L’autre correspondant à des observations récentes – 1986-2005. Au total, 171 espèces différentes sont présentes dans ces données et ont été prises en compte dans l’étude.

Variations spatiales des habitats végétaux

Première analyse à prendre en compte dans ce travail : la répartition des espèces végétales selon un indicateur, l’optimum d’altitude. Il s’agit de la moyenne « d’élévation optimale » observée ou recensée pour chaque espèce. Nous sommes dans le cœur de la publication. Cette moyenne, calculée pour les deux périodes d’observation, donne une figure assez imposante, avec en abscisse les moyennes entre 1905 et 1985 ; et en ordonnée les moyennes entre 1986 et 2005. 171 points y sont rapportés. Très important cependant, les calculs statistiques ont été effectués avec les années moyennes 1971 versus 1993. Ce détail est peu important pour le néophyte, mais éclairera les esprits pointus sur la suite des calculs. Les tests statistiques montrent alors que la différence entre les optimums d’élévation est déplacé de + 64,8 mètres (je vous épargne les calculs statistiques et leurs résultats, mais pas de soucis apparemment). Soit une élévation moyenne de 29,4 m par décennie (2,94 m / an, calcul que l’on peut aisément retrouver avec les chiffres ci-dessus).

Cette moyenne signifie aussi que toutes les espèces ne vont pas fortement élever leur optimum. Cela se note dans le second échantillonnage (1986-2005) : les 2/3 voient leur altitude idéale grimper, et 1/3 descendent de préférence dans la vallée. On notera ici l’importance d’avoir un grand nombre d’espèces suivies, afin de ne pas conclure en tirant au hasard 3 espèces descendantes ou 5 montantes !

Mais comment corréler cette élévation statistique avec le réchauffement climatique ?

C’est peut-être le point le plus discutable de l’étude. Si l’élévation moyenne calculée à partir de l’échantillon végétal est de 29,4 m par décennie, encore faut-il chercher des facteurs plausibles permettant d’expliquer cette élévation. Les auteurs proposent le réchauffement climatique en se basant sur : 1) les températures annuelles moyennes observées ; 2) la réfutation de plusieurs explications possibles.

Les températures moyennes notées entre 1965 et 2005 ne permettent pas d’extrapoler sur la totalité de la première période l’analyse précédente, mais est acceptable pour les années 1971 et 1993 retenues dans l’analyse statistique. Pourquoi ? Car en examinant ces variations, on note bien une augmentation progressive de la température montagnarde. C’est certes très tentant à cette étape de faire le rapprochement. Puisque la hausse des températures peut favoriser des espèces végétales forestières à escalader les flancs de montagne, la raison semble toute trouvée.

Mais regardons tout de même si les auteurs ont écarté d’autres explications tout à faut plausibles. Les précipitations, tout d’abord. Les variations ne permettant pas de dégager de tendance sur les 30 dernières années, elles ne semblent pas un bon facteur explicatif. Le réchauffement artificiel, ensuite, qui aurait pu également fausser certaines données, a été précautionneusement contrôlé et écarté de l’échantillonnage. Les facteurs propres à chaque espèce (fitness, parasitisme ou maladies …) sont également à écarter, car l’analyse menée sur un si grand nombre d’espèces affranchit de ce risque de mauvaise interprétation en « noyant dans la masse » ces différents facteurs.

Il est donc tout à fait acceptable de désigner le réchauffement climatique comme un des facteurs tangibles, vu que les deux courbes (variations annuelles des températures et optimums d’altitude) concordent. Une conclusion a priori, il est vrai, car nul n’est prophète dans son monde et je n’aurais pas la prétention de prétendre qu’aucun autre facteur ne peut expliquer le phénomène.

Des arbres, une montagne et des conclusions à gogo ?

Alors donc, que retenir de cette étude ? Comme je l’ai abordé précédemment dans mon premier billet, ces travaux montrent que la répartition spatiale d’espèces végétales subalpines est en pleine transformation. La remontée des espèces de plaines pose quelques questions sur le devenir d’espèces alpines, dont les plantes endémiques montagnardes. En effet, cette intrusion d’espèces de plus basse altitude mettra-t-elle à mal les communautés d’espèces végétales présentes à l’étage alpin ? Comment prendre en compte ce facteur émergent (car nouvellement mis en évidence) par rapport aux autres pressions s’exerçant sur les plantes alpines (sur-pâturage, activité touristique) ?

Enfin, si le lien avec le réchauffement climatique était un des points forts de mon précédent billet, il me faut vous présenter quelques excuses sur mon enthousiasme premier. Certes, cette étude vient confirmer quelques intuitions personnelles. Et l’article paru dans Le Monde m’a tout de suite enflammé. Mais je ne me suis pas transformé en un vulgaire pigeon déplumé ;) Il est à noter que c’est le réchauffement climatique, dans sa globalité, qui semble le facteur responsable de ce phénomène. Il est donc bon de souligner que de telles variations spatiales ont probablement également eu lieu lors des autres optimums climatiques (comme au XIIIème siècle). Malheureusement, je ne connais pas de données permettant de mettre en parallèle cette étude, comme par exemple des résultats de paléobotanique alpine. Mais le débat reste ouvert, et les auteurs eux-même s’interrogent sur les conséquences et l’interprétation plus globale à donner à leurs résultats !

03 juillet 2008

Pop-corn au téléphone portable

11071.jpgEn pleine psychose autour du téléphone portable, une vidéo montrant comment obtenir du pop-corn à partir de 4 cellulaires en action se propageait sur Internet.
 
La vidéo a de quoi faire frémir les plus
 
Un téléphone portable a une puissance optimale de 2 watts et émet une puissance Radio-Fréquence (RF) maximale de 0,25 watt par minute. Si quatre téléphones émettent en même temps leur puissance totale (4 x 0,25 watt = 1 watt), et que toute l'énergie est absorbée par les grains de maïs, l’augmentation de température serait minimale et laisserait nos apprentis cuistots sur leur faim.
 
En effet, cette hausse de la température n'atteindrait jamais en moins d'une minute les 190°c nécessaires à la réalisation du pop-corn. Et pour cause ! Dans un micro-ondes, 1000 Watts sont dépensées en 30 secondes pour obtenir cette friandise !
 
D'où vient donc ce canular ? Il s'agit en vérité d'une pub dîte "virale", car émise par une entreprise pour faire parler indirectement d'elle. Dans ce cas, l'entreprise se nomme cardosystem, et est spécialisée dans les accessoires bluetooth pour portables.
 
Mais le buzz a déjà fait son petit effet, et nul doûte que cette vidéo ressorte sur les fora et blogs à l'avenir comme preuve "irréfutable" de la nocivité des téléphones portables ! 
 
A lire également :
 
- HoaxBuster. "Pop-corn au portable". http://www.hoaxbuster.com/hoaxliste/hoax.php?idArticle=70746 
 
- Mobile Manufacturers Forum. "Du pop-corn avec des téléphones portables: il s’agit d’un canular".  http://www.mmfai.org/public/docs/fr/080616_viewpoint_popcorn_final_fr.pdf 

02 juillet 2008

Ibis sacré : oui l'abattage est nécessaire !

Depuis qu'a lieu la campagne de réduction des populations d'Ibis sacré, oiseau invasif introduit par l'Homme dans l'ouest de la France et région PACA voilà plus de 30 ans, une association milite contre cette nécessaire mesure de gestion.

L'Ibis sacré a beau être un magnifique oiseau, appartenant à la symbolique égyptienne, il n'en reste pas moins une véritable peste. Omnivore, il s'attaque aux nids de sternes et de guiffettes, fragilisant ces oiseaux déjà menacés. Son expansion est devenue exponentielle depuis quelques années, et des milliers d'oiseaux séjournent ainsi dans les zones humides de Vendée et de Loire-Atlantique.

D'après le "Collectif pour la protection de l'ibis sacré de Bretagne", cet oiseau ne serait pas invasif (!) et ne ferait pas de mal à une mouche (!). D'ailleurs, c'est prouvé scientifiquement, puisqu'aucune étude ne justifie leur destruction. Encore plus fort : on peut lire sur leurs tracts que l'Ibis sacré est un oiseau bien connu de Bretagne ! Pour un introduit des années 70, c'est tout de même fort !

En cette période de vacances, beaucoup d'entre-vous allez arpenter la côte Atlantique, du Morbihan à la Vendée. Il est fort probable que cette association, qui se dit si bien connaître la nature et les oiseaux (surtout les oiseaux autochtones, hein ...) distribue quelques tracts et appels à pétitions, notamment au niveau des sites naturels.

N'écoutez pas ces personnes, dont le discours ne s'appuie sur aucun argumentaire scientifique ni connaissance de l'avifaune ! Oui, l'Ibis sacré est un omnivore pouvant parasiter, voire prédater d'autres oiseaux :

- VASLIN M. (2005) Prédation de l’Ibis sacré Threskiornis aethiopicus sur des colonies de sternes et de guifettes. Ornithos, vol. 12-2, p. 106-109.

Oui, l'Ibis sacré est en expansion ! En Méditerranée française comme dans le grand ouest. La situation devient particulièrement préoccupante, la population ayant quasiment doublé en deux ans !

- L’Ibis sacré (Threskiornis aethiopicus) menace l’avifaune française. SpectroSciences http://www.spectrosciences.com/spip.php?article2 .

Non, ces campagnes d'abattage ne sont pas illégales ou interdites par la Convention de Berne. L’ibis a été classé en 2005 par l’ONCFS et l’Inra comme "espèce exotique envahissante" potentiellement dangereuse pour la biodiversité. De plus, cette mesure s'appuie juridiquement sur la Convention sur la diversité biologique de juin 1992 et la Convention de Berne de 1979 relative à la conservation de la vie sauvage et du milieu naturel en Europe. Le Conseil national de la protection de la nature a donné un avis favorable.

Si l'on ne peut que déplorer que cet oiseau fasse les frais d'une ingérence humaine (un lâcher dans le Sud et à Branféré pour le seul "plaisir des yeux", sans aucun recul sur l'introduction d'espèces sauvages), il est indispensable d'agir, et au plus vite, pour éradiquer les populations françaises de cet oiseau ! N'oublions pas qu'aujourd'hui, l'introduction d'espèces exotiques est la deuxième cause de disparition de la Biodiversité. A méditer, chers "amis de l'Ibis" ...

01 juillet 2008

Nouvelle croisade des Faucheurs

Trois parcelles expérimentales de cultures transgéniques ont été fauchées dans le Gers et la Haute-Garonne, au cours de la nuit du dimanche à lundi dernier. Ces essais, menés par les firmes Pioneer et Syngenta (Condom) et Monsanto (Mauroux), concernaient des variétés résistantes aux insectes et/ou tolérantes à un herbicide. L'acte a été condamné par les Ministres de l'Agriculture et de la Recherche, Michel Barnier et Valérie Pécresse.
 
Cette action a été menée par le Collectif des "Faucheurs Volontaires", qui en s'attaquant à des parcelles expérimentales, montre clairement sa volonté d'opposition à la culture comme à la recherche sur les plantes transgéniques, et par la même son refus violent des biotechnologies. Ce collectif, rebaptisable sous le nom des "Obscurantistes Volontaires", rappelle que pour ces anti-OGM violents, le débat sur les OGM n'a pas à avoir lieu. Bien au contraire, c'est par la force des faux qu'ils entendent instaurer leur propre vision de l'agriculture et de l'environnement, vision bien entendu inspirée de l'écologisme et bannissant toute science et rationalité de la réflexion. Un bel acte d'allégence et de croisade contre le Mal absolu, dénoncé dans les Saints Ecrits de marie-Monique Robin sous l'étiquette "OGM".

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